Les symboles canadiens
Une feuille rouge sur un drapeau, une couronne sur un insigne de police, un castor sur une pièce de cinq cents, une tour de pierre au-dessus du Parlement. Le Canada raconte son histoire par une poignée d’objets et de jours que l’on croise partout. Ce chapitre présente chacun d’eux et ses origines.
Une couronne sur l’insigne
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Regardez l’insigne d’un policier, la façade d’un palais de justice ou l’écusson de casquette d’un soldat : vous y trouverez la même forme, une couronne. Elle est le symbole de l’État au Canada depuis 400 ans, soit plus longtemps que le pays lui-même n’existe.
Le Canada est une monarchie constitutionnelle depuis la Confédération, en 1867. C’est pourquoi la Couronne apparaît dans toutes les institutions détentrices de l’autorité publique : le Parlement, les assemblées législatives des provinces, les tribunaux, les services de police et les Forces canadiennes. La couronne sur un insigne rappelle qui l’agent qui la porte sert en dernier ressort.
La Couronne a sa propre musique. « Dieu protège le Roi », ou la Reine lorsque le souverain est une femme, est l’hymne royal du Canada, joué en l’honneur du souverain. C’est une pièce distincte de l’hymne national, et l’examen s’attend à ce que vous sachiez les distinguer.
Un drapeau, une feuille et un rongeur
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Le drapeau que vous voyez sur les édifices publics est plus jeune que la plupart des gens qui le saluent. On l’a hissé pour la première fois en 1965. Le motif rouge-blanc-rouge vient du drapeau du Collège militaire royal de Kingston, fondé en 1876, et une seule feuille d’érable rouge en occupe le centre. Le rouge et le blanc étaient déjà devenus les couleurs nationales du Canada en 1921. Avant 1965, le pays arborait le Red Ensign canadien, qui lui a servi de drapeau pendant une centaine d’années.
La feuille, elle, précède le drapeau de deux siècles. Les Canadiens français ont adopté la feuille d’érable comme symbole dans les années 1700. Elle figure sur les uniformes et les insignes canadiens depuis les années 1850, et elle est gravée sur les pierres tombales des soldats canadiens tombés à l’étranger. Le guide la qualifie de symbole du Canada le plus connu.
Le castor, lui, y est arrivé par le commerce. Il y a des siècles, il était le symbole de la Compagnie de la Baie d’Hudson. En 1834, la Société Saint-Jean-Baptiste en a fait son emblème, et il figure aujourd’hui sur la pièce de cinq cents que tout le monde a dans ses poches.
Un lys, une devise et deux langues
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La fleur de lys est de loin le plus ancien symbole du chapitre. Cette fleur a été adoptée par le roi de France en l’an 496 et a représenté la royauté française pendant plus de 1 000 ans. Elle a traversé l’Atlantique avec les premiers colons français et, en 1948, le Québec a adopté son propre drapeau, fondé sur la croix et la fleur de lys.
Le Canada a adopté ses armoiries après la Première Guerre mondiale. Elles réunissent les symboles de l’Angleterre, de la France, de l’Écosse et de l’Irlande, accompagnés de feuilles d’érable rouges. En dessous figure la devise A MARI USQUE AD MARE, « d’un océan à l’autre » en latin.
L’anglais et le français ferment ce groupe. Ce sont les deux langues officielles, et le guide y voit d’importants symboles de l’identité canadienne, car anglophones et francophones vivent ensemble ici depuis plus de 300 ans.
Une tour bâtie pour se souvenir
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Les édifices du Parlement, à Ottawa, ont été achevés dans les années 1860 dans le style néogothique. En 1916, un incendie a détruit l’édifice du Centre. Il a été reconstruit en 1922 et, en 1927, la Tour de la Paix a été achevée à la mémoire de la Première Guerre mondiale.
À l’intérieur de la tour se trouve la Chapelle du Souvenir, qui abrite les Livres du Souvenir. Ces livres portent les noms des Canadiens morts à la guerre ou en service.
Le pays honore la bravoure individuelle par la Croix de Victoria, la plus haute distinction accessible aux Canadiens, décernée pour « la bravoure la plus remarquable » en présence de l’ennemi. Quatre-vingt-seize Canadiens l’ont reçue depuis 1854. Alexander Roberts Dunn, de Toronto, fut le premier, pour la charge de la brigade légère à Balaklava en 1854. William Hall, de Horton, en Nouvelle-Écosse, fils d’esclaves américains, fut le premier homme noir à la recevoir, pour le siège de Lucknow en 1857. Filip Konowal, né en Ukraine, a mérité la sienne à la cote 70 en 1917 et fut le premier membre du Corps canadien né hors de l’Empire britannique à l’obtenir. Billy Bishop, d’Owen Sound, en Ontario, était un as de l’aviation de la Première Guerre mondiale devenu plus tard maréchal de l’Air honoraire. Paul Triquet, de Cabano, au Québec, a reçu la sienne à Casa Berardi, en Italie, en 1943. Robert Hampton Gray, de Trail, en Colombie-Britannique, pilote de la marine, est mort en août 1945 en coulant un navire de guerre japonais.
Patinoires, terrains et une chanson
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Le hockey est le sport national d’hiver et le sport le plus populaire auprès des spectateurs au pays. Il s’est développé au Canada dans les années 1800. Le trophée que toutes les équipes professionnelles convoitent, la Coupe Stanley, a été offert en 1892 par lord Stanley, alors gouverneur général.
L’été appartient à la crosse, un sport ancien d’abord pratiqué par les peuples autochtones et aujourd’hui le sport d’été officiel. Le football canadien est le deuxième sport en popularité, le curling est arrivé avec les pionniers écossais, et le soccer compte plus de joueurs inscrits que tout autre sport au Canada.
Vous entendrez Ô Canada avant la plupart de ces matchs. Chanté pour la première fois à Québec en 1880, il a été proclamé hymne national en 1980, un siècle complet plus tard. Les nouveaux arrivants l’apprennent souvent en le chantant à l’aréna ou lors d’une cérémonie, bien avant de s’asseoir avec les paroles.
Les jours marqués au calendrier
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L’année s’ouvre avec le jour de l’An, le 1er janvier, puis, dix jours plus tard, la Journée sir John A. Macdonald, le 11 janvier. Le printemps apporte le Vendredi saint, le vendredi précédant le dimanche de Pâques, et le lundi de Pâques, le lundi qui le suit. Le jour de Vimy tombe le 9 avril. La fête de Victoria a lieu le lundi précédant le 25 mai.
L’été en compte deux importants. La Fête nationale du Québec tombe le 24 juin, et la fête du Canada suit le 1er juillet. La fête du Travail clôt la saison le premier lundi de septembre. Deux dates piègent souvent les candidats : le jour de Vimy en avril et la Fête nationale en juin figurent tous deux au tableau officiel, et tous deux sont faciles à manquer à la lecture.
L’automne et l’hiver terminent la liste. L’Action de grâces a lieu le deuxième lundi d’octobre. Le jour du Souvenir tombe le 11 novembre, et la Journée sir Wilfrid Laurier le 20 novembre. Noël est le 25 décembre et le lendemain de Noël, le 26 décembre.
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